Edith-Anne did this in 1848 and hated every stitch

Les photos de famille anciennes et cette aura glauque qui s’en dégage m’ont toujours intriguée. Quelle vie avaient ces femmes et ces petites filles si apprêtées ressemblant à des poupées ? Pour moi cette façade cache un quotidien de travail ménager et de violence. Ma collection parle de cette féminité hantée, enfouie sous des artisanats précieux. Avec ma fascination pour le souvenir et la collection d’objets, j’ai composé l’image d’une famille imaginaire. Entre détails contemporains et sous-vêtements anciens, un mélange s’opère et donne une sensation à la fois glauque et mignonne.

I’ve always been intrigued by old family photos and the strange aura they exude. What was life like for these women and girls, so dressed up they looked like dolls? For me, this facade hides a daily life of housework and violence. My collection speaks of this haunted femininity buried beneath precious crafts. Building on my fascination for memories and objects, I have composed the image of an imaginary family. I have mixed contemporary details with antique undergarments to create clothes that are both cute and strange.

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© Yolane Rais

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